A l'heure de l'info instantanée servie serrée en distributeurs automatiques, XXI fait le pari de la longueur. Au sommaire du premier numéro, un contenu qui tient la distance…
Bonne nouvelle : la presse papier bouge encore. Prise en tenailles entre les gratuits et Internet, quel espace lui reste t-il ? L'investigation et l'enquête répond XXI. En faisant le choix du temps et de la durée. Le temps d'aller voir sur le terrain ce qu'il en est de l'état du monde. De sortir des rédactions. De préférer les témoignages aux dépêches. Et les sujets développés aux colonnes de brèves. Dans le premier numéro, le résultat est spectaculaire : pas moins de 40 pages de dossier consacré à la Russie ; un article étonnant sur les troubadours qui chantent la gloire des cartels de la drogue au Mexique ; 20 pages de portfolio sur les bagnes de Sibérie ; trente planches de bd reportage sur Gibraltar et les Africains qui viennent s'y casser les dents en rêvant d'Eldorado… A 15€ les 198 pages (sans une once de publicité), on en a pour son argent ! A noter : la très belle illustration de la une signée Beb-Deum et le blog qui prolonge le magazine. En ouverture de celui-ci, dans un texte fondateur qui rend hommage à l'esprit d'indépendance d'Albert Londres, les deux créateurs de XXI, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, annoncent un triple pari. Le pari du grand format. Le pari du reportage. Le pari du mélange des approches. Leur pari ne sera réussi que s'il est suivi. C'est décidé, je m'abonne !
Ci-dessous, la bande annonce de XXI
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