La mascarade pathétique de nos sales gosses sur payés préférés en Afrique du Sud a fait couler beaucoup d'encre et de petits jaunes… patrmi tout ce tintamarre médiatico politico populo, une analyse m'a bien plu. Elle est signée Sofia Eliza Bourastis et je vous la livre telle qu'elle (extraits). Parue dans le Monde du 29 juin, ces quelques jours de recul ne font pas de mal… “Ceux qui ne “mouillent pas le maillot tricolore” et “déshonorent la France” sont désormais jetés en pâture à la vindicte populaire via les médias et une pléiade “d'experts” en nettoyage plus blanc que blanc que blanc… Ces déchainements de “violences mimétiques” (René Girard), ces explosions de haine archaïque et régressive ne sont pas simplement le reflet dans le milieu du football d'une société désintégrée par les crises successives de la mondialisation. Elles sont aussi le résultat spécifique de la violence symbolique structurelle du football et du sport en général : celle qui consiste à opposer les gagnants aux perdants, les forts aux faibles, les champions aux “loosers” dans une logique obsessionnelle de sérialisation inégalitaire.
Par Vincent Peilleron, lundi 19 juillet 2010 :: General
Par Vincent Peilleron, jeudi 1 juillet 2010 :: General
Est-ce la seule faute d'Escalettes ou un tropisme hexagonal basé sur les acquis et les gloires passées, sans oublier cette propension des “organisations” à se tailler des prébendes au détriment de ceux qui, par leurs talents et leur travail, permettent de faire vivre un système qui les exploite et les méprise sous prétexte des les représenter et de les “encadrer” ? La phrase à méditer du jour (qui envoie bien comme il faut où il faut…) était signée Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France dans le Monde daté du du 29 juin.

